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 ı orchestra ı

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MessageSujet: ı orchestra ı   Jeu 11 Mai - 16:43

there's an orchestra in me, they play in the devil's key
kali et willàn


Journée finie. Encore une. Une de plus. Assis d'un air négligé près du bar installé pour l'apéro de fin, Willàn fait défiler les clichés sur l'écran de son appareil. Il y en a des pas mal, faut dire. Avec un peu de chance, il réussira à les passer pour un bon prix. Avec un peu de chance, il finira pas trop mal son mois, cette fois-ci. Avec un peu de chance, il la recroisera ce soir.
Alors qu'il sirote une bière blanche et mousseuse, ses yeux se distancent sur l'écran numérique. Il bloque un peu, étudie l'image. L'aspect, l'ambiance, tout compte. Pas seulement l'acteur qui joue son plus beau profil sur un cliché. Ce qu'il y a autour aussi, ça compte. Mais là, le centre de son attention est brusquement attiré sur la seule silhouette qui se trouve au milieu. Elle ne regarde pas l'objectif, parce qu'elle ignore qu'elle est photographiée. Il adore faire ça. Il a l'impression d'entrer dans la vie des gens, de leur voler une intimité qu'il ne mérite pas mais qu'il prend quand même. De leur dérober un instant, une expression qu'ils auraient voulu camoufler, un égarement qui est saisi et imprimé à jamais. Il ramène le verre à ses lèvres sans avoir lâché la photo des yeux. Il observe les courbes singulières de Kali Bleach, les devine sous ses vêtements, parce qu'il se souvient.
Il se souvient du jour où il les a dessiné, ses formes. Du jour où il en a caressé les contours, où il a senti le derme de sa peau sous ses doigts agiles. Il sait les passages où ses lèvres se sont posées, il se souvient son corps contre le sien. Une seule et maudite fois. Ça l'enrage et le rassure à la fois. Il lui en veut, à elle, à lui-même. Infatigable guerre. Confrontation toujours redoutée et pourtant tellement espérée. Il sait qu'elle est dans les parages, mais il fera comme s'il ne la cherchait pas, les yeux rivés sur le portrait de son corps tout entier. Et nait sur ses lèvres un sourire prédateur.
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Kali Bleach

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MessageSujet: Re: ı orchestra ı   Jeu 11 Mai - 17:26

elle a le cœur soulevé et la voix légèrement brisée. elle a trop crié pour aujourd'hui kali, elle a trop levé le poing, elle s'est noyée trop de fois dans la foule. elle n'a pas pris son appareil cette fois, elle a refusé de prendre des clichés de peur de le croiser. elle s'est dit, au diable le blog, au diable les piges, elle en a fait assez. il lui fallait dépenser son énergie pour une cause, il lui fallait contrôler le feu qui brûle en elle, et l'éloigner de celui qui l'attise. elle ferme les yeux à cette simple pensée, resserre ses doigts autour de son verre de bière. leurs corps entrelacés, leurs souffles coupés. elle se maudit de s'être laissée aller, elle se maudit pour s'être confiée. elle a perdu le contrôle, elle se sent faiblir, s'adoucir, alors elle casse kali, et puis elle se casse.
elle se brise en cachette, s'effrite en mille morceaux. elle est de jour en jour plus fade, malgré le rouge de ses joues, malgré le bleu de ses yeux. alors elle se donne des couleurs, elle rit trop fort, se trouve de nouveaux espoirs. elle balaye ces images de sa tête en finissant sa bière, se dirige vers le bar pour en chercher une nouvelle, croise du monde en chemin. elle se mêle au monde, fait semblant de le comprendre. elle fait signe aux collègues, tout est fait pour entretenir son sourire et sa joie de vivre, avant qu'un simple visage mette tout sur pause. elle détaille ses traits, s'arrête sur son sourire. sourire qu'elle a capturé entre ses lèvres, sourire qui réveille le palpitant. elle s'affole, se tourne vivement pour régler sa consommation et attraper son verre. elle bloque, réfléchit à toute vitesse. elle devient tout d'un coup funambule qui menace de tomber d'un côté du fil de l'incertitude. d'un côté se trouve l'envie de rester, de l'autre celle de s'enfuir.
cinq secondes d'hésitation plus tard, et la voilà face à lui, le regard vissé sur son visage. elle ne dit rien, boit sans ciller. elle entre à nouveau dans ce jeu qu'elle sait d'habitude si bien mener, dans l'espoir ce soir de gagner.  
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MessageSujet: Re: ı orchestra ı   Sam 13 Mai - 15:41

Mais ce jeu n'a pas de vainqueur, peut-être. Willàn n'en sait rien. Il voudrait bien gagner, lui aussi. Mais gagner quoi, au juste ? Une ombre au tableau. Peut-être une lumière. Quelque chose se glisse aux remparts de son champ de vision, mais il ne lève pas la tête tout de suite. Pour faire durer. Faire durer quoi ? Ça non plus, il n'en sait rien.
Pourtant, il sait de qui il s'agit.
Finalement, il prend une gorgée de bière et relève enfin les yeux vers elle, pour les visser directement dans son regard d'azur. Un océan dans lequel il s'est déjà perdu. C'est un échange visuel violent, tant par la rapidité et l'intensité avec laquelle il se fige dans ses iris. Comme s'il voulait les en extraire, se les approprier. Tout lui dérober. « Tiens. Bonsoir, Kali. » Sa voix est rauque, chaude, basse. Elle danse entre mille intonations, mille déhanchés dangereux. Son prénom est toujours prononcé à la coulante, comme une rivière. Comme une invitation. Il la dévore du regard et ne s'en gêne pas. Après tout, il pourrait lui dire qu'il en a le droit. Que ce qu'il y a dessous, il l'a déjà vu. À son grand damn. Il se souvient de cette soirée. Un peu d'alcool, un peu de légèreté. Assez pour tout lui raconter. Meera, l'incendie. Pour lui montrer, en même temps qu'ils se sont déshabillés hâtivement, son dos brûlé par l'accident. Par le drame de sa vie. Et les flammes, qu'il porte désormais dans ses yeux, comme une colère sans nom. Il regrette tellement. Meera, c'est son secret. Personne ne devrait savoir. Mais elle sait.
Il se rapproche d'elle. La marche du prédateur. Un pas assuré, un regard fier, un sourire enjôleur. Il sait si bien s'y prendre. Il sait si bien se faire prendre au jeu. « C'est marrant, je regardais justement un cliché où tu es dessus. Tu veux le voir ? » Il hausse un sourcil. C'est une invitation. À se brûler un peu plus les ailes. À se condamner un peu plus encore. À se mêler et se démêler, pour ne plus pouvoir se défaire de cette tension, de cette colère, de cette frustration.
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Kali Bleach

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MessageSujet: Re: ı orchestra ı   Dim 14 Mai - 13:11

les secondes à attendre son regard lui paraissent des heures.
elle hésite à se lever, à partir dans un silence complet. mais elle reste de marbre, déterminée. électrochoc lorsque le noir de ses yeux plonge dans le bleu des siens. mais elle ne démontre rien, kali. elle soutient son regard, trahit son émotion en resserrant ses doigts autour de son verre. tiens. bonsoir, kali. son attention glisse un instant sur ses lèvres qu'elle regarde bouger, qu'elle regarde articuler son prénom. c'est un flottement dans l'air, elle se perd dans sa voix qui résonne dans sa tête. mais elle lève le menton, elle répond froidement. willàn. il y a comme un ton de reproche dans sa voix. pour l'avoir fait attendre, pour ce filet qu'il a jeté sur elle et avec lequel elle se débat sans cesse. pour l'attention qu'il lui porte, son regard qui la déshabille. elle serre les dents, elle ne dit rien.
parce qu'elle ne peut plus rien dire maintenant, kali. elle sent les muscles de son visage se crisper, elle sent le palpitant qui s'affole dans sa cage thoracique. il est animé par la colère et le désire que fait naître willàn, par les remords qu'elle éprouve en repensant à cette soirée. son corps, nu, brûlé, brûlant. elle cligne plusieurs fois des yeux, chasse cette image en un battement de cils. elle ne bouge pas lorsqu'il s'approche, elle ne peut plus partir, elle ne veut pas non plus se jeter dans le piège. elle reste droite, elle boit à nouveau, un peu de trop.
elle s'arrête sur son sourire, elle voit rouge.
tout dans son attitude la menace, tout dans son attitude est danger. elle ne jouera pas selon ses règles, c'est elle qui mènera la danse. dans un futur proche. c'est marrant, je regardais justement un cliché où tu es dessus. tu veux le voir ? elle fronce les sourcils, obscurcit son regard. elle secoue un peu la tête, se penche vers l'appareil. quoi ? quand est-ce que t'as pu... elle se coupe, pose son verre et attrape la main de willàn tenant l'arme du crime pour qu'elle puisse y jeter un œil. c'est elle au milieu de la foule, c'est elle prise au piège, en plein milieu du filet. elle lâche soudainement sa main, replonge son regard dans le sien. il lui a volé un instant, il lui a volé une expression, un regard, une émotion. tu peux pas garder ça. elle sait qu'il ne l'effacera pas. elle sait qu'il va la faire chanter, qu'à cet instant il a pris le dessus. elle a compris, elle va se laisser mener, elle va se prendre au jeu pour le retourner contre lui. elle lui en veut, bien plus qu'elle ne s'en veut, maintenant.  
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MessageSujet: Re: ı orchestra ı   Dim 14 Mai - 22:35

« Willàn. » Ça lui arrache un sourire amusé. Ce ton froid, détaché, distant. Comme si elle essayait, en vain, de se faire croire que ce prénom n'avait pas d'importance. Comme si elle essayait de lui faire croire qu'il n'avait pas d'importance. Alors oui, ça le fait juste sourire. Il ne fait aucun commentaire, se contentant de se délecter de la façon qu'elle a de prononcer son prénom. Entre ses lèvres. Ses lèvres qu'il voudrait embrasser de nouveau, même s'il se maudit déjà de penser à ça. Il n'y peut rien, au fond. Il remet ça sur ses instincts primitifs. Mais il sait qu'il considère Kali bien plus que comme un objet pour assouvir ses désirs, et c'est bien là tout le noeud du problème. Parce que c'est un problème. Tout est un problème, pour Willàn.
Soudainement, il y a rapprochement. Il dévore son visage des yeux ; elle a attrapé son poignet d'une force autoritaire. Il se laisse curieusement faire, docile. Peut-être pour s'avouer faussement vaincu. Vaincu par qui, par quoi ?
Alors qu'elle rive un regard courroucé sur l'écran de l'appareil, lui, il livre deux orbites noires sur son visage. Il la dévore sans la toucher, la désire sans l'avouer. Il observe ses sourcils froncés, ses yeux si limpides, ses pommettes hautes et gracieuses, son air irrésistible quand elle est énervée. Il adore la voir comme ça. Encore plus quand il est le centre de sa colère. « Tu peux pas garder ça. » À son tour de froncer les sourcils. Il se détache d'elle, à contre-coeur, à contre-courant. « Ah non ? Et pourquoi ça, Kali ? » fait-il, un brin innocent. Un brin insolent. Il la toise de ses iris d'obsidiennes. Il penche la tête sur le côté, comme le ferait un chien. Mais s'il en est un, alors sûrement est-il croisé avec un loup. Il dévoile ses dents blanches, et sa voix harceleuse reprend le dessus. « Ce n'est pas toi qui vas me faire un cirque pour le droit d'image, voyons. » Pourquoi pas, après tout ? Entre eux, tout est un cirque. Et le clou du spectacle, le numéro phare, il ne s'est produit qu'une fois en représentation. Et Dieu ce qu'il donnerait cher pour le reproduire, pour le refaire, pour renfiler son costume d'homme blessé, honteux, coupable. Pour se confier à elle, encore, lui pleurer sur l'épaule, l'embrasser, se faire rassurer, la rassurer, la prendre dans ses bras, lui faire l'amour.
Mais non. Il ne faut pas. Une fois et c'est tout. Une fois et ça a déjà été trop. Il se rapproche d'elle, et la proximité devient frisante. Frivole, il passe sa main dans ses cheveux, écartant une mèche de son visage avec une douceur à double-tranchant. Des gestes maîtrisés, contrôlés, étudiés. « Je peux la garder, s'il te plait ? Tu comprends, j'ai besoin d'avoir quelque chose pour m'endormir.. Et cette photo est parfaite pour que je l'étudie, tard le soir. » Clin d'oeil lascif. Presque provocant. Presque trop appuyé pour rester dans le subtile. Face à l'allusion qu'il lui fait, il se laisse aller à un sourire. Voyons, Kali, je plaisante. Tout dans sa voix le lui disait, d'ailleurs. Il se décale. Encore. Près et loin. Trop près et trop loin. Ça s'enchaîne, se déchaîne. « Je t'ai déjà dit que tu étais belle ? » Une voix presque enfantine, pourtant aguicheuse. Il lève vers elle un regard orphelin, presque tendre. Presque parfaitement menteur.
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MessageSujet: Re: ı orchestra ı   Lun 15 Mai - 19:15

la pression monte, la tension monte. elle se mord la joue, elle serre les dents lorsqu'elle sent son regard sur lui, lorsque ses lèvres s'étirent en un sourire lorsqu'elle, elle est de marbre. elle regarde la photo, elle se reconnaît à peine. kali elle se voit toujours en face, dans le miroir de la salle de bain, mais jamais sur des photos, jamais de profil, jamais la tête ailleurs.
quand elle se voit kali, elle a toujours le regard droit, fixé sur l'objectif. pas ici. jamais avec willàn. comment un seul être peut troubler l'ordre de vingt-deux ans de vie? un être qu'elle connaît bien plus que ses collègues avec qui elle passe toutes ses journées, plus que certains des amis qu'elle s'est faite au cours de ces trois dernières années passées à crosshaven. non, décidément,
il ne peut pas garder cette photo. parce qu'elle semble trop ailleurs, parce qu'elle semble trop rêveuse. trop fragile. ah non ? et pourquoi ça, kali ? elle hausse les sourcils, détourne un instant son attention sur son verre qu'elle reprend en main pour en boire une gorgée, puis deux, puis trop d'un coup. ça lui laisse le temps de surenchérir, ça lui laisse le temps de prendre encore une longueur d'avance sur elle. elle perd la course, elle perd le combat, elle perd pied. ce n'est pas toi qui vas me faire un cirque pour le droit d'image, voyons. elle relève le regard, son visage se fendant pour former un sourire en coin. elle lève le menton, se redresse sur sa chaise. elle n'y avait même pas pensé, elle pourrait le faire, elle pourrait rattraper un peu la distance qui les sépare. qui sait? elle détaille un instant son visage, focalise son attention sur ce sourire. il est faux, il se moque d'elle. elle a envie de lui voler ce sourire, de lui voler de la sincérité. là, maintenant, elle a envie de lui voler un baiser.
dualité incessante, trouble constant. une partie d'elle veut retrouver la sensation de cette nuit, l'autre est restée bloquée sur cette vague d'émotions ressenties au réveil. il n'y a pas de juste milieux, c'est comme si ces deux parties se disputaient ses actions, ses regards, ses pensées, ses gestes. ça lui donne envie de tout claquer, ça lui donne envie de l'envoyer chier une fois pour toute puis de s'en aller. s'en aller à jamais. mais elle veut se brûler les ailes kali, alors elle ne recule pas lorsque willàn approche de sa démarche de loup, kali ne sait plus si elle aussi est toujours un loup, ou si il a fait d'elle une vulgaire proie. mais elle ne se laissera pas faire kali, elle va sortir les crocs, kali. elle laisse sa main lui toucher les cheveux, elle ne réagit pas, empêche le rouge de lui monter aux joues. elle le laisse parler, elle a planté son regard dans le sien, elle l'a pris pour cible. je peux la garder, s'il te plait ? tu comprends, j'ai besoin d'avoir quelque chose pour m'endormir.. et cette photo est parfaite pour que je l'étudie, tard le soir. aucune émotion dans son regard, aucune douceur dans ses gestes lorsqu'elle remet ses cheveux en place et finit son verre avant de le poser. froidement. brutalement. tu effaces cette photo, willàn wolf. ou sinon je te le fais regretter, de n'importe quelle façon. elle arque un sourcil, parle d'un ton plus que sérieux. plus le trouble s'en va, plus la colère s'installe. elle en a assez, elle n'a plus envie de ça. tout est danger dans la personne que représente willàn. il connaît son secret, connaît déjà ses faiblesses. il connaît son corps, la douceur de sa peau, il connaît ses pleurs, il connaît ses rires, ses peines, ses tourments, ses convictions. il menace son indépendance, sa tranquillité. je t'ai déjà dit que tu étais belle ? ne pas le croire, éviter les pièges, ne pas se jeter dans la gueule du loup. elle enfile un masque, elle réussit enfin à réintégrer le jeu. ça s'lit dans tes yeux. elle hausse une épaule, cherche son paquet de tabac dans le fond de sa poche. elle se désintéresse, reporte son regard sur la cigarette qu'elle est en train de rouler. pour la photo, j'déconne pas. sinon tu materas plus jamais qu'ça. elle lèche la feuille, le défiant du bleu de ses yeux au même instant. elle sourit, attrape le verre de willàn avant de se diriger vers la sortie. et son cœur qui tambourine, et son expression qui change lorsqu'elle lui tourne le dos, lorsqu'elle retire le masque. elle a besoin de souffler, elle a besoin d'évacuer.
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