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 our silences, our words. (stan)

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MessageSujet: our silences, our words. (stan)   Mer 10 Mai - 16:47

Des échos lointains d’euphorie alcoolisée. Y’a ce type là-bas à l’humour gras, cet autre qui cherche comment les déloger, cette fille qui se demande s’il va daigner l’inviter. Tu observes la scène habituelle derrière ta longue rangée de cils, curieuse mais froide, spectatrice d’un chaos à venir tu continues de griffonner sur ton calepin tout en sirotant ton cocktail du bout des lèvres. T’es venue te planter là pour assister à leur concert, ton sourire s’évaporant au rythme de la musique, le huis-clos te rappelant la réalité de la situation. Les notes se sont arrêtées t’as hésité à t’approcher pour les féliciter d’avoir, cette nuit encore, fait trembler le bar sous leur instruments. Son indifférence t’a fait ravaler ta fausse bonne idée avec une violence inédite, t’es restée là un bon moment, peut-être une heure. Ou deux. Appeler un regard qu’il refusait de te décrocher. Penchée au-dessus du comptoir, t’entendais les rires se planter dans ton dos. T’étais bien trop vielle pour être si désabusée, trop jeune pour être si vielle. Refermant ton carnet d’un coup sec tu déposes un billet pour ta conso avant de quitter l’antre de la débauche d’un pas pressé, distraite tu penses à faire quelques emplettes et t’engages dans sa rue la mémoire voguant à des jours oubliés. Seul le silence et la pleine lune accompagnent ta marche, les nuages trempent dedans comme d'incroyables tartines bleutées. On dirait des morceaux d'océan coagulés dans le ciel. Le palpitant gonflé sous la nostalgie tu tapes machinalement le code de l’immeuble et te retrouves sur son paillasson immobile et interdite. T’as pas réfléchi à ce que tu allais dire ou faire. T’as suivi l’envie du moment, c’est ce que tu fais.  Ta main gracile dessine des chocs sur sa porte d’entrée, toquant doucement puis d’un geste plus vif pour être sûr de se faire entendre et de le tirer d’une torpeur présumée. Les secondes paraissent des heures, il finit par ouvrir apparaissant dans l’embrassure pour te découvrir guerrière d’1m60 à camper fermement sur son seuil, un pack de bière en offrande « Prêt à fumer le calumet de la paix ? » le questionnes-tu d’une voix incertaine. T’apportes ni excuses ni explications, c’est pas votre genre.. ça ne l’a jamais été. T’es là, la liqueur en guise de trêve faisant ce premier pas qu’il refuse de faire depuis des mois. Des mois c’est long, c’est trop long, t’as assez joué à qui craquerait avant l’autre. Il a sa fierté mal placée. T’as tes désirs égoïstes. « Tu vas me laisser dehors ? » il pourrait Stan. Il le ferait bien. T’es venue retrouver ce que tu viens retrouver à chaque fois. Cette technique que vous avez inventé, celle de boire les étoiles au goulot pour bloquer la machine temporelle. Flouter le passé et le futur quelques heures pour se poser dans l'hyper-présent avec du whisky déguisé en coca, du rhum caché dans des feuilles de menthe. Laisser vos démons cavaler à travers les bulles, pieds au plancher comme l'hiver dernier. Tu ne penses qu'à une chose : retrouver un autre temps. Celui d'avant l'explosion de la centrale à rêves. Avant le tremblement de tête, avant les attentats à répétition. Quand vous fabriquiez des fusées sans ceintures de sécurité. Quand vous chevauchiez jusqu’à ce que la nuit fonde pour laisser le jour étirer ses grands bras de lumière. Avant est un pays magique. « Ne ferme pas la porte.. S’il te plait. » tu parles de cette porte. Tu ne parles pas de cette porte. Il lit entre tes lèvres qui ont du mal à s’étirer d’un sourire complice, appuyant ta tête contre la charpente t’attends qu’il se décide à te laisser entrer ou à te congédier. Tu veux juste qu’il cesse de t’ignorer en silence. Qu’il cesse de comprimer ses mots parce que tu l’as offensé. « Arrête de te protéger en t'abritant derrière une fausse désinvolture. Fou moi des coups, assomme-moi mais qu'il se passe enfin quelque chose. » lâches-tu dans un souffle, une supplication, une réclamation, un soupir lasse. Tu préfères mille fois vos disputes à son nouveau dédain. C’est sa faute. Il t’a mal habitué.
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